Les Racines d’une AppellationDes vignerons engagésDécret, devoirs et obligations Une bouteille pour l'appellationLes chiffres de l’Appellation Lirac • La confrérie


Les Racines d’une Appellation.

Lirac, vignoble gardois, berceau de “ la Côte du Rhône ”

La nature, comme l’histoire ont placé le vignoble de Lirac parmi les hauts lieux des Côtes du Rhône.
Le prestige des vins de Lirac remonte au XVIe siècle, même si de nombreux faits attestent de la présence des vignes sous l’occupation romaine.
Au XVIe siècle donc, les vins de Lirac, appréciés pour leur qualité, trônaient sur les tables des grandes cours royales de l’époque, en France et à l’étranger.
Ces vins avaient aussi les honneurs des amateurs éclairés de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie parisienne.
La commune de Saint-Laurent-des-Arbres, inscrite dans l’aire d’appellation, porte encore les traces de ce passé fastueux. Ancienne enclave du diocèse d’Avignon, elle abritait une vigne, appartenant aux évêques. Celle-ci, entourant le château du village, facilement reconnaissable avec son donjon à échauguette, produisait suffisamment de vin pour envoyer, de l’autre côté du fleuve, à titre de dîme, “ cinq vaisseaux de vin rouge, pris à ras de cuve ”.
Dans ce contexte, les marchands de vin de l’époque ont très vite pris conscience de la nécessité de garantir l’origine de cette production, afin d’éviter les usurpations de nom. Et, oui... déjà ! Les magistrats de Roquemaure, port fluvial important d’où le vin s’embarquait vers des contrées lointaines, ont alors procédé à l’authentification des vins de Lirac en marquant au fer rouge les fûts des lettres “ C.D.R ”.

L’histoire d’un Comte et d’une A.O.C. (Appellation d’Origine Contrôlée)

Lirac doit une partie de sa destinée à la personnalité du Comte Henri de Régis de Gatimel. En 1804, la famille de ce dernier hérite, par mariages successifs du Château de Ségriès, encore présent aujourd’hui au sein de l’appellation. À l’époque, le domaine n’est pas très florissant. Il tire ses ressources de quelques céréales, de vers à soie et d’un modeste vignoble.
En 1925, le Comte décide de reconstituer le vignoble du domaine existant sous l’ère romaine. 
Dans les années 30, il se lance dans un autre combat : l’obtention pour le vignoble d’une Appellation d’Origine Contrôlée (A.O.C.).
À l’instar d’autres appellations déjà créées, elle prendrait le nom du village central de la région productrice, en l’occurrence Lirac.
Le projet du comte se concrétise au lendemain de la seconde guerre mondiale. L’appellation fait l’objet d’une reconnaissance judiciaire par le Tribunal d’Uzés du 11 octobre 1945. La consécration ultime intervient quelque temps après. Après deux années d’enquêtessur le terrain portant sur les terroirs, les types de vins élaborés...
les experts de l’I.N.A.O. parachèvent la délimitation de l’aire d’appellation. Ce travail aboutit à la reconnaissance de l’A.O.C. Lirac définie par le décret du 14 octobre 1947. Il signe l’avènement d’une nouvelle appellation, mais surtout du premier cru des Côtes du Rhône à produire des vins dans les trois couleurs : rouge, rosé, blanc.

 

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